
Au sommet d'un minaret
En février 1258, alors que les armées mongoles se saisissent de Bagdad et mettent fin à cinq siècles de règne abbasside, Yaqut al-Musta'simi, calligraphe auprès du calife, fuit les pillages et les massacres et trouve refuge au sommet d'un minaret où, deux jours durant, il copie sur des feuilles de lin les paroles du Coran.
Il est l'un des auteurs probables de 'La mélancolie du six', un curieux manuscrit dont l'existence, deux ans auparavant, a agité tout Bagdad et sur lequel les plus grands esprits de la cité ont tenté de mettre la main.
'Au sommet d'un minaret' est-il donc encore un de ces romans sur la recherche d'un mystérieux manuscrit, panacée universelle de sagesse totale ou menace ultime contre l'ordre du monde, avec son lot de meurtres et autres drames ? Plutôt son contraire. Une sorte de blague potache née de la rencontre d'un jeune mathématicien et d'un calligraphe venu de Nichapour et qui tournera à l'aigre. L'occasion de raconter Bagdad à la fin de cette époque où elle fut la capitale de la calligraphie arabe et le centre du développement des sciences, à commencer par les mathématiques.
A paraître dès qu'un éditeur aura dit oui.